Port-Louis

Quelle charmante commune que celle de Port-Louis !
Au début de la colonisation elle s’appelait la Pointe d’Antigues. Ce nom désigne aujourd’hui un endroit de ce village bien connu des surfeurs de l’île, tout au bout de l’Anse du Souffleur.
Elle doit son nom actuel à son ouverture sur la mer des Caraïbes. Entre l’économie sucrière de l’arrière pays et sa vocation maritime, Port-Louis, gardée par 3 batteries de canons, avait au 18è siècle le statut particulier de « rade foraine ».
Les navires y mouillaient le temps de vendre leur cargaison et de commercer avec les habitants, aux quartiers de Souffleur et de Rambouillet.

La culture de la canne à sucre s’y développe aussi comme chez ses voisines du Nord Grande-Terre.
Les habitations sucrières prospèrent au 18è siècle mais, comme ailleurs, seront peu à peu remplacées par les grandes usines centrales, comme celle de Beauport qui prend ce statut en 1863.

Elle sera le moteur de l’économie de toute la région pendant plus d’un siècle. En 1965, elle emploie 2100 ouvriers, à l’heure de son apogée.
Mais le 20è siècle connaît de lourdes crises dans ce secteur et en 1990 Beauport ferme définitivement ses portes, faisant de Gardel au Moule la dernière usine sucrière de Guadeloupe.
Comme au Lamentin avec la fermeture de Grosse Montagne, les Port-Louisiens ont été très marqués par cet évènement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*
Website

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>